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Si la
signature du texte de jumelage entre Niort et Atakpamé
remonte à mai 1958, à l’occasion d’une foire-exposition place de la
Brèche, il faudra attendre janvier 1986 pour le coup d’envoi réel de
cette coopération entre les villes de Niort et d'Atakpamé avec le
premier déplacement d’une délégation municipale niortaise dans la ville
togolaise.
Entre ces deux dates, il ne s’est rien passé.
C’est dans le vote d’une délibération en Conseil Municipal de Niort
proposé par le Conseiller André PINEAU puis, dans une lettre du Maire
d’Atakpamé, Kossi AYENA qu’il faut rechercher les racines de cette
coopération.
Depuis 1986, les initiatives ne vont pas manquer :
- la création de l’ANJCA le 4 juin 1986 à
Niort et de l’ADJAN le 16
juillet 1986 à Atakpamé,
- le montage des premiers projets sur
l’assainissement puis la
bibliothèque municipale,
- la recherche des premiers financements avec de
nombreuses activités à
Niort, le soutien de partenaires locaux, le montage des dossiers en
direction du ministère de la Coopération,
- l’implication de la Ville de Niort,
- le
déplacement de nombreuses délégations qui ont permis de tisser de
riches relations humaines,
- des
expositions, des fêtes, des concours…
- la mise en
relations de très nombreuses villes et villages des
Deux-Sèvres, Vendée, Charente-Maritime avec des villes et villages des
régions des Plateaux et Maritime,
- la
création d’une coordination régionale des jumelages-coopération et
du groupe Togo,
- l’organisation
d’un colloque inter-régional à Atakpamé en 1991,
- le passage
de l’an 2000 à Atakpamé pour 63 Niortais,
- le 10ème
anniversaire en 1996, des voyages-découverte, des stages pour
de nombreux jeunes en particulier des élèves-infirmières, des séjours
culturels comme ceux de « Tempo »…
- des
échanges pédagogiques avec des enseignantes d’écoles maternelles,
-
l’édition du livre « Au cœur des collines, Atakpamé », du
recueil de poèmes « Entre baobab et peuplier », du livre des
anciens « Sous les ponts de Sèvre et Éké »…
- depuis
2004, le salon des Couleurs d’octobre,
- l’ouverture
de cette coopération à la Ville de Covè au Bénin, en 2006,
- la
poursuite, pendant toutes ces années, du montage de projets, de leur
réalisation sur place à Atakpamé avec la participation des compétences
locales, la gestion de ces projets, leur évaluation…
Pour l’assainissement dans la ville, la santé, l’éducation, la culture,
les marchés générateurs de recettes pour la collectivité et renforçant
les capacités économiques des groupements de femmes… nous avons
toujours souhaité apporter notre concours pour accompagner des projets
qui permettent des améliorations concrètes dans la vie de tous les
jours des Atakpaméens.
Attention, rien n’a été facile, les difficultés de toutes sortes n’ont
pas manqué pendant toutes ces années :
- Ici en
France, pour trouver les soutiens et les financements
indispensables, il en aura fallu des démarches, des déplacements, des
dossiers…
- Mais aussi
au Togo, où l’environnement politique a toujours été très
préoccupant, même si ça s’améliore actuellement, avec une situation
économique et sociale cependant difficile.
Nous avons dû faire preuve de beaucoup de patience, de rigueur dans la
gestion et dans la méthodologie, d’une forte volonté pour sortir des
vieux sentiers de l’assistanat et du paternalisme, d’énormément
d’énergie pour assurer la continuité indispensable…
Le fait de mesurer chaque année sur place les résultats, les
réalisations, d’y porter un regard critique pour de nouvelles étapes,
nous a permis de renouveler régulièrement nos forces.
Deux associations : En 1986, A Atakpamé comme à Niort, conformément à
l'accord du jumelage-coopération signé, deux associations se créent :
L'ANJCA et l'ADJAN. Elles ont pour vocation, en accord avec leur propre
municipalité, de mettre en oeuvre l'ensemble des actions avec la
participation des populations des deux villes.

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